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J-16 : Pour l'égalité républicaine, bébés, naissez en juin !

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Une seule tête, une seule paire d'oreilles, tout le monde au même rythme ! C'est comme ça en France : sous prétexte d'égalité républicaine, il faut que tout le monde soit au même niveau au même moment dans la vie. Entendons-nous bien : je suis pour l'égalité comme objectif politique. Celle qui permet de donner à chacun sa chance de pouvoir s'épanouir dans la vie, celle qui permet de s'arracher d'un parcours de vie trop "promis" (à toi la voie royale si tu es de bonne famille, à toi l'impasse si tu es de basse extraction), celle qui ne laisse pas les pouvoirs et les avantages à quelque caste que ce soit. Bref, celle qui rime avec émancipation. Mais l'égalité comme dogme, celle qu'on nomme l'égalitarisme, non. L'égalitarisme ? Allez, quelques exemples : tu dois marcher à 1 an, parler à 18 mois, savoir lire à 5 ans (et pourquoi pas 4 ans), tu dois être nickel pour écrire, lire, compter à 11 ans (sinon les profs de collège ne ...

J-24 : Quelques pages web sur les quinquas qui (re)deviennent papas

L'heure approche, d'ici quelques petites semaines, ça y est, je ferai partie des quelque petits pourcents de quinquas (ou presque) qui (re)deviennent papas. Du coup j'ai relu quelques pages que j'avais trouvées sur internet pour me poser les bonnes questions (et pas celles imposées par le "qu'en dira-t-on") avant d'être sûr d'être prêt à me (nous) relancer dans l'aventure. Sur Enceinte.com : "Devenir papa à 50 ans" . Intéressant. Sur Babycenter : "Etre papa à 50 ans" . Pas mal. Sur Famili : "Devenir père après 50 ans, tout ce qu'il faut savoir" . Dossier assez complet, avec témoignages. Par contre les arguments du genre "Jean Réno ou Sarkozy sont bien redevenus papas sur le tard", je m'en tape. Je ne suis ni une star du ciné, ni de la politique, ni une star de rien d'ailleurs ! Un article dans l'Express : "Ces papas en âge d'être papys" . Un autre dans Le Figaro :...

J-33 : Ça sent la dernière ligne droite

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Eh bien je vous avoue que maintenant, tout le monde (enfin, ma mie et moi) a hâte qu'arrive la conclusion de ces presque 9 mois de maturation. Ma mie n'en peut plus, elle est fatiguée, son ventre lui pèse, et en plus elle a du mal à digérer le fer qu'elle prend en cachets pour compenser son anémie, du coup elle passe son temps aux toilettes, c'est chouette. Et la petite, dans le ventre, on sent bien qu'elle a envie de se dégourdir les jambes, vu le nombre d'étirements qui font apparaître des bosses à la surface de la peau. Hier c'était une des dernières visites de la sage-femme à la maternité, un nouveau rendez-vous a été pris le 5 septembre pour une ultime visite, si rien ne s'est produit d'ici là. La date théorique de naissance a été fixée au 14 septembre (nous on était restés sur le 13, allez savoir pourquoi), et la date limite (où la naissance sera déclenchée) le 19 (et non le 18 comme on avait cru comprendre, allez savoir pourquoi itou, de to...

J-36 : Le temps ne fait rien à l'affaire...

Finalement je me faisais toute une histoire, une inquiétude, parfois quelques angoisses, à me dire que j'allais être un "vieux papa". En vrac je me disais : - "Les Gens" vont dire que c'est de la folie. Le bon vieux regard de la "normalité". Le "Qu'en dira-t-on"... Mais finalement, à part quelques pisse-froid, ça n'a l'air de choquer personne, ou alors on ne me dit rien et c'est très bien, ou alors on me lance quelques petites vannes genre "Ah les bons souvenirs des coulures de gerbe de bébé sur la chemise !". Mais rien de bien méchant. Et puis sinon, je les emmerde. - Mes parents vont penser que c'est de la folie. Eux qui ont été grands-parents au moment où je redeviens papa. Finalement ils s'y intéressent, ils attendent aussi la naissance, ils se proposent de garder la petite quand il y aura besoin, bref ils sont charmants. - Mes enfants vont mal le vivre. Pas totalement faux pour ma fille (20 ans) q...

J-40 : Non, c'était pas mieux avant

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Avant-hier, ma mie et moi avons revu la sage-femme tous les deux. Enfin, tous les deux, plus une future maman, plus un couple de futurs parents. Objet de la mini-conférence : les soins à apporter au bébé juste après la naissance. Moi qui pensais qu'il suffisait que la maman soit là et qu'elle s'occupait de tout (comme ma maman), eh bien non, amis lecteurs masculins : même le gars doit faire quelque chose, ça fait partie des avancées sociales, comme les congés payés, la résidence secondaire ou la Box avec 250 chaînes de télé. Je fais de l'ironie pour déconner, je le précise aux bas du front qui me liraient. Donc nous étions cinq à cette réunion d'info. J'étais le vieux du groupe, mais il faut assumer. L'autre futur papa avait l'air bien jeune, c'est là que je me dis que j'ai pris quelques années quand même. En tout cas il était bien poli ce petit jeune, il approuvait toutes mes questions, et riait même à mes quelques conneries que j'aime dé...

J-49 : J'aime ce temps qu'on prend...

Ce qu'il y a de bien en ce moment, c'est que ma mie marche lentement. Avec son gros ventre plein du futur Titi, elle marche en se dandinant, en se tenant, et moi à côté je ralentis le pas pour rester avec elle, et je prends mon temps. Le temps de papoter tranquillement, de regarder les bas-côtés où l'herbe et les fleurs penchent sous le vent, de s'arrêter parler aux habitants, d'admirer les vitrines des magasins de vêtements... J'aime bien ce temps qu'on prend, imposé par notre enfant. Est-ce qu'on le prend, ce temps, finalement ? Ou est-ce qu'il nous est donné par le futur bébé ? En tout cas profitons-en ! 

J-51 : Vingt ans après, les temps ont bien changé ma bonne dame !

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L'autre jour, la sage-femme disait en fin de séance que les choses avaient beaucoup évolué depuis vingt ans concernant l'accueil des futurs papas à la maternité. Grosso modo, quand mes enfants sont nés, il y a 17 et 20 ans, le papa était toléré dans la salle d'accouchement, au pire parce qu'il fallait bien sacrifier à la mode du "papa concerné", au mieux parce que après tout, on n'allait pas contrarier la remise en cause progressive du modèle patriarcal ancestral où le mec n'avait pas à s'occuper d'une affaire éminemment féminine. Du coup, le futur père devait se mettre dans un coin de la salle, près de sa compagne certes, mais surtout ne pas bouger, ne rien dire, et a fortiori ne pas tomber dans les pommes. Aujourd'hui les choses ont changé, et en bien : on a enfin compris qu'un papa présent et bien intégré dans le processus de naissance, ne pouvait que faire du bien à la future maman dans son travail d'accouchement et ses suites....